Global View – Janvier 2026

05/02/2026 15:24:37

 

Dynamiques émergentes et rotation sectorielle

L’année 2026 s’ouvre sur un paysage seulement en apparence ordonné.

Les actions mondiales Large et Mid Cap progressent de moins de 1 %, mais ce résultat agrégé dissimule une fragmentation profonde entre zones géographiques et secteurs, ce qui rend le mois de janvier plus révélateur de ce qui diverge que de ce qui converge.

La zone euro affiche un début d’année solide, avec une progression proche de 2,5 %, tandis que le marché américain recule légèrement, à un peu moins de 0,5 %. La scène est toutefois dominée par les marchés émergents et périphériques. La Corée mène la progression avec un bond supérieur à 22 %, suivie par la Turquie, en hausse d’environ 18 %, et par l’Amérique latine, qui progresse de plus de 14 %. À l’inverse, l’Inde enregistre une correction proche de 7 %, signalant une perte de momentum particulièrement marquée.

La géographie des performances

La répartition géographique des rendements met en évidence un retour marqué de l’intérêt pour l’Asie-Pacifique, qui dans son ensemble progresse d’environ 5,5 %. La résilience de la zone euro contraste avec la phase d’attentisme observée aux États-Unis, suggérant une rotation des flux vers des marchés caractérisés par des valorisations moins tendues ou par des catalyseurs spécifiques.

L’analyse des forces relatives confirme que ces divergences redessinent la hiérarchie des rendements à court terme, avec les marchés émergents de nouveau au centre de l’attention tactique.

Secteurs entre domination des ressources et repli du fintech

La dispersion sectorielle atteint des niveaux particulièrement élevés au cours du premier mois de l’année. Le segment des métaux et minerais domine avec une hausse proche de 16 %, suivi par les matières premières et la chimie (+14 % environ) et par les métaux précieux, en progression de plus de 13 % dans leur version couverte contre le risque de change. Le secteur de l’énergie affiche également une performance solide, supérieure à 8 %.

À l’opposé, le fintech subit une correction marquée, proche de 6 %, traduisant une révision significative des anticipations de marché. Les biens de consommation discrétionnaire, y compris le segment du luxe, évoluent également en territoire négatif, avec un recul d’environ 2 %, confirmant une phase de faiblesse de la demande discrétionnaire. La technologie mondiale conserve en revanche un profil plus équilibré, avec une progression limitée à environ 1 %.

Obligations et devises dans un environnement sélectif

Dans l’univers obligataire, la prudence domine. Les obligations souveraines et corporate investment grade mondiales enregistrent un léger repli, proche de 0,2 %, tandis que le segment américain affiche une baisse plus marquée, autour de 1 %. À contre-courant, les obligations convertibles d’Asie-Pacifique progressent d’environ 5 %, tout comme les obligations libellées en couronne norvégienne, qui gagnent un peu plus de 4 %.

Sur le marché des changes, l’euro s’apprécie face au dollar américain, à la roupie indienne et à la livre turque, avec des gains compris entre 1 % et 4 %. À l’inverse, la monnaie européenne cède du terrain face aux devises liées aux matières premières, en particulier la couronne norvégienne et le dollar néo-zélandais, avec des reculs supérieurs à 3 %.

Forces relatives et lecture structurelle

L’analyse des forces relatives de janvier met en évidence un renforcement des dynamiques en faveur des secteurs cycliques et liés aux ressources naturelles, tandis que des segments ayant dominé les phases précédentes, tels que le fintech, montrent des signes d’érosion plus structurels. L’approche relative permet de dépasser l’observation des mouvements absolus et d’identifier les segments qui créent effectivement de la valeur par rapport au benchmark mondial.

Un début d’année qui récompense la sélection

Les données de janvier confirment un environnement de marché qui ne tolère plus les approximations. L’écart entre des marchés comme la Corée et l’Inde, ou entre des secteurs tels que les métaux et le fintech, illustre clairement que la simple exposition ne suffit plus. L’allocation d’actifs exige désormais une approche dynamique et sélective, soutenue par des outils capables d’identifier rapidement les évolutions des rapports de force qui structurent les marchés.

 


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